Posted by: secondeguerremondialeclairegrube | March 30, 2011

Résistance française

Résistance française

Grüß Gott !

La population française, pendant la Seconde Guerre mondiale, contre les soldats allemands, a beaucoup résisté. Selon la légende.

Briefe und Aufzeichnungen / Hans Scholl / Sophie Scholl / Fischer / 1988:

„ Es hat den Anschein, als ob es den Franzosen auch nur um ihre gut bürgerliche Ruhe gegangen wäre. Es hätte mir mehr imponiert, sie hätten Paris verteidigt bis zum letzten Schuss, ohne Rücksicht auf die vielen wertwollen Kunstschätze, die es birgt, selbst wenn es, wie sicher war, keinen Nutzen gehabt hätte, wenigstens keinen unmittelbaren. Aber Nutzen ist heute alles, Sinn gibt es nicht mehr. Ehre gibt es wohl auch nicht mehr. Die Hauptsache, dass man mit dem Leben davon kommt. „

Les années doubles / Journal d’une lycéenne sous l’Occupation / Micheline Bood /  Laffont / 1974 :

Lundi 9 juin 1941:

« Ceci est terrible à dire, mais j’en suis arrivée au point de trouver que les Français ne sont plus des hommes : je renie mon pays, je ne veux plus être française ! Quand on voit maintenant tous les gens qui deviennent collaborationnistes, qui lèchent la botte des Allemands par peur, par lâcheté, même dans ma famille ! Je suis terriblement écœurée de ce sale pays. On n’a jamais vu des vaincus comme les Français, d’autant plus qu’ils ne savent pas combien de temps les vainqueurs seront là. »

« Qu’est-ce que la collaboration ? La collaboration est un vain mot. Les Allemands qui ont toujours détesté les Français, ne vont pas se mettre comme cela, tout d’un coup, à collaborer parce que le Français sont vaincus, et qu’eux sont vainqueurs ? »

« En 1918, quand les Allemands ont été vaincus, ils se sont beaucoup mieux conduits que les Français ; ils n’ont pas accepté de collaboration, ni de s’aplatir, de s’humilier jusqu’à lécher les pieds de leurs vainqueurs. Ils se sont conduits comme des vaincus, c’est tout ! Il est vrai qu’ils avaient été battus en défendant farouchement et, par conséquent, battus honorablement, tandis que les Français, eux, ont été vaincus parce qu’ils ont fui. »

« Qu’est-ce que la collaboration, donc ? C’est l’enlisement dans la fange, la digne suite d’une honteuse défaite, qui ne sert qu’à avilir plus encore cette défaite. »

Samedi 8 avril 1944:

« En partant je suis rentrée dans un tankiste [Karl von Rath, volontaire SS] … Il m’a demandé où j’allais. Quand je lui ai dit que j’allais du coté de Grosbois, il m’a dit qu’il habitait le château et m’a demandé s’il pouvait venir me voir. Naturellement, je lui ai répondu que non, que j’habitais chez des paysans que je ne connaissais pas très bien et que je ne savais pas comment ils le prendraient. »

« Il parait qu’on a envoyé son unité en Normandie – pour se reposer – car ils ont passé deux ans sur le front russe. »

Les Français sous l’Occupation / Henri Amouroux / Cassettes Radio France / France Inter:

« On a beaucoup débattu de l’utilité de la Résistance avant et après le débarquement. Tout d’abord, je voudrais dire une chose qui parait évidente, mais qui ne le parait pas quand on lit certains livres ou quand on écoute certains témoignages, je tiens à dire que, s’il n’y avait pas eu les armées anglaises et américaines, nous ne nous serions pas libérés tout seul, ou peut-être cela se serait sans doute produit au bout de dix ans, au bout de quinze ans, et après des pertes effroyables, mais certainement pas en 1944. »

« Il aurait fallu peut-être mieux dire, encore, combien dans toute cette période d’Occupation, les extrêmes, ceux qui s’engagent d’un côté ou de l’autre étaient peu nombreux. Il y a deux ou trois jours de cela, voulant avoir le cœur net à propos de certains chiffres qui ne sont jamais dits avec beaucoup de précision, j’ai pu obtenir les chiffres des débuts de la France libre : ce n’était pas, en septembre, en octobre 1940, ce n’était pas 20.000 hommes, et dans les 20.000 hommes, il y avait peut-être 10 à 12.000 hommes, et peut-être même davantage, qui étaient des indigènes de l’Afrique équatoriale française. Si l’on parle Français de France, c’était peut-être 8.000, 9.000, 10.000 hommes, pas davantage. Ce petit nombre des témoins, ce petit nombre des engagés, je ne sais pas si je l’ai fait assez ressortir, et c’est pourtant très important. »

« Car enfin, il faut n’avoir aucune mémoire pour laisser croire que tous les Français étaient résistants en 40. S’ils avaient été tous résistants, il y avait suffisamment de fusils, de fusils de chasse, pour que les Allemands n’arrivent pas jusqu’à la Garonne, ni jusqu’au Rhône. C’était non pas très simple naturellement, non pas sans danger naturellement, mais enfin, on pouvait résister d’avantage. Et entre 40 et 41, c’est-à-dire avant le 22 juin 41 qui est la date où les Allemands entrent en Russie, mon dieu, on n’a pas fait dérailler beaucoup de trains, mon dieu, on n’a pas tué beaucoup d’Allemands dans les rues. L’autre jour, je rencontrai un Allemand, pour suivre mon enquête et mes livres, qui avait été en France pendant l’Occupation et qui me disait : ce n’est qu’à la fin de 1942, au début de 1943, que nous avons été armé, qu’on nous a dit : « Prenez un révolver pour vous promener dans les rues en France. Mais jusque là, non !  »

Maquis / Soldiers of the night / David Schoenbrun / Hale / 1981:

“ There were other myths generated in this period of liberation, not only in Paris but all through Normandy, Brittany, the cities and towns of the southwest, Bordeaux, Toulouse, Pau, and in each department east and west of the Rhône as our armies chased the Germans out of France. It was the myth of a „phony resistance“ spread by foreign correspondents, most of whom could not speak French and knew little or nothing of French politics. It grew out of the sudden appearance in the wake of our armies of loud-talking superpatriots wearing FFI brassards, brandishing guns, requisitioning cars and gas and food, many of whom were completely unknown to Resistance leaders.”

“ True resistants, contemptuous of these bandwagoneers, called them derisively the RDM, Résistants de la Dernière Minute. Correspondents with the armies soon heard talk about these „ Resistants of the Last Minute “. They also heard another term of ridicule, the „ Résistants de Septembre “ “

Die Stunde Null / Erinnerungen an Kriegsende und Neuanfang / DVA / 1995:

Tours/Loire/Juni 1944:

„ Wir flogen unsere Einsätze nach Südengland nur nachts und konnten nach der Rückkehr vor Sonnenaufgang die Maschinen in einem Wald so gut tarnen, daß sie den amerikanischen Aufklärungsmaschinen entgingen, die tagtäglich ein wachsames Auge auf das ganze nordwestliche Frankreich warfen. Sie konnten sich fast frei in Luftraum bewegen, ernstliche Gegenwehr hatten sie nicht zu gewärtigen. Wenn die französische Résistance tatsächlich so gut funktioniert hätte, wie es ihr nach dem Krieg jahrzehntelang nachgerühmt wurde, dann hätte unser Landeplatz, der ja der ganzen Bevölkerung bekannt war, nach drüben gemeldet werden müssen. Dann wäre es mit unseren Einsätzen schnell zu Ende gewesen. So aber konnten wir unbehelligt starten und landen, bis dann später die amerikanischen Panzer nach Süden vorstießen und auch Tours besetzen. Von der Aktivität einer Résistance haben wir nie etwas gemerkt. “

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” Von der Aktivität einer Résistance haben wir nie etwas gemerkt. ”

Claire GRUBE

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